Colères intenses, opposition, agressivité, impulsivité… Tous les enfants peuvent présenter ponctuellement des comportements difficiles. Ils ne traduisent pas nécessairement un trouble.
Une consultation peut cependant être utile lorsque ces comportements deviennent fréquents, intenses, durables ou qu’ils ont un impact important sur la vie familiale, scolaire ou sociale de l’enfant.
Quels signes doivent attirer l’attention ?
Il peut être pertinent de consulter lorsque l’enfant :
fait des crises très fréquentes ou difficiles à apaiser ;
présente une agressivité importante ;
s’oppose presque systématiquement aux demandes ;
se met en danger ou met les autres en danger ;
rencontre des difficultés importantes à l’école ou avec les autres enfants ;
semble ne pas parvenir à contrôler ses réactions ;
présente un changement brutal de comportement.
La fréquence du comportement ne suffit pas à elle seule. Il est également important de prendre en compte son intensité, sa durée et ses conséquences sur le quotidien.
Un comportement difficile n’est pas toujours un trouble
Un comportement peut avoir de nombreuses causes.
Chez certains enfants, les crises ou l’opposition peuvent être liées à :
une difficulté à gérer les émotions ;
de l’anxiété ;
de l’impulsivité ;
des difficultés de communication ;
une surcharge sensorielle ;
un trouble du neurodéveloppement comme un TDA/H ou un trouble du spectre de l’autisme ;
une fatigue, un trouble du sommeil ou
une douleur.
L’objectif de l’évaluation est donc de comprendre ce qui déclenche et entretient le comportement, plutôt que de s’intéresser uniquement à sa manifestation.
Troubles du comportement, TDA/H et autisme
Certains comportements difficiles peuvent être associés à un trouble du neurodéveloppement.
Chez un enfant présentant un TDA/H, l’impulsivité ou les difficultés d’inhibition peuvent par exemple favoriser certaines réactions.
Chez un enfant ayant un TSA, des crises peuvent survenir en cas de surcharge sensorielle, de changement imprévu, de difficulté de communication ou d’incompréhension d’une situation.
Toutefois, un comportement difficile ne permet pas à lui seul de poser un diagnostic.
Quel.le professionnel.le consulter ?
Le professionnel dépend de la situation.
Le.la médecin ou le.la pédiatre peut constituer un premier interlocuteur.trice et rechercher notamment une éventuelle cause médicale.
Un.e psychologue ou neuropsychologue peut aider à mieux comprendre le fonctionnement cognitif, émotionnel et comportemental de l’enfant.
Une consultation auprès d’un.e pédopsychiatre peut également être indiquée lorsque les difficultés sont importantes ou associées à une souffrance psychologique marquée.
Comment préparer la consultation ?
Avant le rendez-vous, il peut être utile de noter :
les situations qui déclenchent les crises ;
leur fréquence et leur durée ;
ce qui aide l’enfant à retrouver son calme ;
les éventuelles observations de l’école ;
les changements récents dans son quotidien.
Ces éléments permettent au.à la professionnel.le de mieux comprendre dans quelles circonstances les comportements apparaissent.
Quand consulter rapidement ?
Une évaluation rapide est recommandée lorsque l’enfant se met en danger, présente des comportements auto-agressifs importants, menace sérieusement de blesser quelqu’un ou montre un changement brutal associé à une forte souffrance psychologique.
En cas de danger immédiat, les services d’urgences doivent être contactés.
Consulter pour mieux comprendre son enfant
Consulter ne signifie pas nécessairement qu’un trouble sera diagnostiqué.
L’évaluation peut simplement permettre de comprendre pourquoi certains comportements apparaissent et de proposer des stratégies adaptées aux besoins de l’enfant.
Lorsque les crises, l’opposition, l’agressivité ou l’impulsivité deviennent envahissantes dans le quotidien, demander l’avis d’un.e professionnel.le peut aider à mieux comprendre la situation et à orienter l’accompagnement.